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"
En Allemagne, il y a les SS. Et ces hommes noirs, je les hait à mort !
"

Paul Thummel, membre de la première heure du parti nazi. Il fur l'un des plus efficaces espions nazis au service des alliés.

 

 

 

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C'est avec plaisir que je vais partager ma passion avec vous, internautes.
Mais ce blog n'a pas pour vocation de vous rebourrer dans le crâne les cours d'histoire fastudieuses que vos cerveaux de lycéens rechignaient à ingurgiter. Non! Loin de moi cette idée! Je veux juste partager avec d'autres ma passion, et, si possible la faire découvrir aux ignorants à travers des articles retraçant l'Histoire d'un point de vue anecdotique.


 

"On a du goût pour l'histoire, on a l'esprit tourné au pittoresque, les événements et les hommes vous entrent dans le cerveau, votre cerveau leur donne une forme et vous voyez les hommes et les événements sous un autre jour.
Les choses ne s'apprennent pas, elles se retiennent."

Alexandre Dumas, Le chevalier de Ste Hermine, Ch. CII

 

Samedi 23 décembre 2006

La liberté guidant le peuple
Par Eugène Delacroix, 1830

 

  1. La liberté
    C'est une fille du peuple, vivante et fougueuse, qui incarne la révolte et la victoire. Coiffée du bonnet phrygien, les mèches flottant sur la nuque, elle évoque la Révolution de 1789, les sans-culottes et la souveraineté du peuple. Le drapeau, symbole de lutte, faisant un avec son bras droit, se déploie en ondulant vers l'arrière, bleu, blanc, rouge.

    Son habit jaune, dont la double ceinture flotte au vent, n'est pas sans rappeler les drapés antiques. La nudité l'associe aux victoires ailées. Femme exceptionnelle parmi les hommes, déterminée et noble, la tête tournée vers eux, elle les entraîne vers la victoire finale. Le corps profilé est éclairé à droite. Son flanc droit sombre se détache sur un panache de fumée. Appuyée sur son pied gauche nu qui dépasse de sa robe, le feu de l'action la transfigure.

    L'allégorie est la vraie protagoniste du combat. Le fusil qu'elle tient à la main gauche, modèle 1816, la rend réelle, actuelle et moderne.

  2. Les gamins de Paris
    Ils se sont engagés spontanément dans le combat. L'un d'entre eux, à gauche, agrippé aux pavés, les yeux dilatés, porte le bonnet de police des voltigeurs de la garde.

    A droite, devant la Liberté, figure un garçon. Symbole de la jeunesse révoltée par l'injustice et du sacrifice pour les nobles causes, il évoque, avec son béret de velours noir d'étudiant, le personnage de Gavroche de V. Hugo. La giberne, trop grande, en bandoulière, les pistolets de cavalerie aux mains, il avance de face, le pied droit en avant, le bras levé, un cri de guerre à la bouche. Il exhorte au combat les insurgés.

  3. L'homme au béret
    Il porte la cocarde blanche des monarchistes et le noeud de ruban rouge des libéraux. C'est un ouvrier avec une banderolle porte-sabre et un sabre des compagnies d'élite d'infanterie. L'habit,  tablier et pantalon à pont, est celui d'un manufacturier.
    Le foulard qui retient son pistolet sur son ventre évoque le signe de ralliement de Charette et des Vendéens.

  4. L'homme au chapeau haut de forme
    Est-ce un bourgeois ou un citadin à la mode ? Le pantalon large et la ceinture de flanelle rouge sont ceux d'un artisan. L'arme, tromblon à deux canons parallèles, est une arme de chasse.

  5. L'homme au foulard noué sur la tête
    Avec sa blouse bleue et sa ceinture de flanelle rouge de paysan, il est temporairement employé à Paris. Il saigne sur le pavé. Il se redresse à la vue de la Liberté. Le gilet bleu, l'écharpe rouge et sa chemise répondent aux couleurs du drapeau.

  6. Les soldats
    Au premier plan, à gauche, le cadavre d'un homme dépouillé de son pantalon, les bras étendus et la tunique retroussée. C'est, avec la Liberté, la deuxième figure mythique, il rappelle le héros Hector de l'Iliade d'Homère.

    A droite, sur le dos, le cadavre d'un suisse, en tenue de campagne : capote gris-bleu, décoration rouge au collet, guêtres blanches, chaussures basses, shako au sol.
    L'autre, la face contre terre, a l'épaulette blanche d'un cuirassier.

  7. Le paysage
    Les tours de Notre-Dame situent l'action à Paris.
    Les barricades, symboles du combat, différencient les niveaux du premier plan à droite. La cathédrale paraît loin et petite par rapport aux figures.
    La lumière du soleil couchant se mêle à la fumée des canons. Révélant le mouvement baroque des corps, elle éclate au fond à droite et sert d'aura à la Liberté, au gamin et au drapeau.


    La couleur unifie le tableau.
    Les bleus, blancs et rouges se répètent en de nombreux points :




Il représente l'assaut final, lors des révolutions populaires de 1830.
En effet, les révoltes des 27, 28 et 29 Juillet 1830, que l'on appelle dès lors Les Trois Glorieuses,  méneront le roi Charles X à abdiquer, au profit de l'Orléaniste Louis-Phillippe. Celui-ci fonde ce qu'on appelle alors la monarchie de Juillet

 

La foule converge vers le spectateur, dans un nuage de poussière, brandissant des armes. Elle franchit les barricades et éclate dans le camp adverse. A sa tête, quatre personnages debout, au centre une femme. Déesse mythique, elle les mène à la Liberté. A leurs pieds gisent des soldats.


L'action s'élève en pyramide, selon deux plans :

  • A la base :
    Succession d'horizontales. Elles symbolisent le camp ennemi renversé, l'ancienne société mise à bas.
  • Au dessus :
    Succession de verticales. Elles symbolisent la force, le mouvement, la victoire écrasante de la Liberté.

Delacroix réunit ici accessoires et symboles, histoire et fiction, réalité et allégorie.

 

Source :  http://www.histoire-image.org
D'après l'analyse de : Malika DORBANI-BOUABDELLAH

Par momory - Publié dans : Etude de tableaux
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Vendredi 10 novembre 2006

La bataille de Poitiers
par Charles Auguste de Steuben, 1837

  1. La croix
    Cette croix anachronique (car de style celtique), symbolise le camp des Francs chrétiens.
    L'armée franque, placée au-devant, semble protéger la religion chrétienne face aux Musulmans.

  2. La couronne
    Le chef de l'armée franque, Charles Martel, porte une couronne sur sa tête, alors qu'il n'est que le maire du Palais.
    Le roi en titre s'appelle en fait Thierry IV, un des "rois fainéants" (surnommés ainsi car les maires du palais gouvernaient à leur place)
    A noter que Charles Martel brandit ici une francisque, une hache à tranchant unique, typiquement franque.

  3. La cavalerie
    Contrairement à ce qui est peint ici, l'amée franque n'a pas combattu à cheval, les arabes ayant une cavalerie nettement supérieure.
    Prudents, les Francs ont préféré opposer piques et boucliers aux charges de la cavalerie Ibères.

  4. Le bouclier
    Encore un magnifique anachronisme made in XIXe siècle !!
    Les Francs du VIIIe siècle sont effectivement vêtus de cotes de mailles et de casques, mais leur bouclier n'affectent pas une forme d'écu mais circulaire, et il est en bois, d'une épaisseur de 3 cm !!

  5. La femme et l'enfant
    Bizarrerie,  cette femme et son bébé au milieu d'un champ de bataille ?? Oui et non...
    En effet, les Musulmans, venant de la péninsule ibérique (actuelles Espagne/Portugal) exerçaient leur raids loin sur le territoire franc. Ils emmenaient donc avec eux femmes et enfants.
    Le fait que cette femme (et les deux autres que l'on aperçoit à droite du tableau) se retrouvent au milieu du carnage traduit la débacle des troupes arabes et leur fuite.

  6. Le vieil homme
    Ce vieillard s'appele Abd-er-Rhâman, il est le gouverneur de la péninsule ibérique, (conquise quelques années plutôt par les Arabes) c'est lui qui dirige les raids musulmans au nords des Pyrénées.
     Il est blessé d'une flêche à la cuisse, et est placé au centre du tableau, en contrebas de Charles Martel et dans l'axe de la hache de celui-ci (donc dans une situation pas très avantageuse...) Cette position traduit la défaite qu'il subit lors de la bataille.

  7. Les Sarasins
    Contrairement à ce qui est peint, les Arabes de Poitiers ne sont pas de type africain, ce sont des Berbères (du Maghreb), récemment convertis à l'Islam.
    Peut -être se trouvent-ils parmis eux aussi quelques Ibères.

 

Cette bataille sera finalement perdue par les Arabes qui se replieront sur le sud de la France, mais n'en continueront pas moins leur razzias dans la vallée du Rhône.
Charles Martel les interceptera une nouvelle fois devant Avignon, qu'il sauvera en 737.


Les troupes sarasines ne quitteront le territoire français qu'au IXe siècle, mais on pense que certaines populations berbères sont, longtemps encore, restées implantées parmi la population otochtone dans laquelle elle finit par se fondre.

 

Utilisant cette bataille à des fins de propagande, Charles Martel se pose comme le défenseur de la chrétienté et obtient l'appui du Pape, ce qui permettra à son fils Pépin le Bref de monter sur le trône en 751, fondant ainsi la dynastie carolingienne.

 

 

Source : "Ca m'intéresse", Hors Série n°4

Par momory - Publié dans : Etude de tableaux
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Vendredi 8 septembre 2006

L'assassinat de Marat
par Jean-Joseph Weerts, 1880

 

  1. Charlotte Corday :
    Elle vient juste d'assassiner Marat.
    Elle porte la cocarde tricolore, symbole de la 1ère République (1792) et signe de ralliement de ses partisans.

  2. Le couteau :
    Charlotte Corday l'a acheté le matin même dans une échoppe des Tuileries.

  3. Marat :
    Il vient d'être assassiné, alors qu'il travaillait, dans son bain, sur les épreuves de l'Ami du peuple, journal qu'il a fondé.

  4. La femme :
    Cette femme s'appelle Simone Evrard, c'est la femme de Marat.
    Elle semble plus hurler de rage que de désespoir. Le peintre a voulu en faire l'archétype de la femme révolutionnaire.

  5. L'homme :
    Il porte le bonnet phrygien, symbole de liberté, et le pantalon : c'est un sans-culotte. Marat se voulait le porte-parole de tout ces révolutionnaires.

  6. Le soldat :
    Ce garde national appelle du renfort.
    Ce corps de garde est créé en 1789 et dirigé par La Fayette. Il est formé au départ de volontaires, puis de conscrits.

 

 

source :  "Ca m'intéresse", Hors Série n°4

Par momory - Publié dans : Etude de tableaux
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