Les Réformes de Solon (594-593 av JC)
La saisie des terres par les créanciers et l'apparition d'une classe d'artisans privés de droits politiques et civiques, provoque une crise sociale à la fin du VIIe siècle av JC.
Suite à cela, Solon est désigné comme médiateur doté des pleins pouvoirs.
Solon rendit les terres aux paysans dépossédés ( c'est la « remise du fardeau », l'annulation de toutes les dettes), stimula la culture de l'olivier, introduisit la monnaie et favorisa l'implantation durable d'artisans métèques (étrangers à la cité),
Il institue un système censitaire qui définit les quatre classes de citoyens en fonction de leur revenus, ce qui équilibre les pouvoirs et évite ainsi une polarisation autour des deux extrêmes (pauvres ou riches).
De plus il vise à équilibrer les pouvoirs de ces quatre classes, en créant un conseil délibératif de 400 membres et un tribunal commun : l'Héliée.
L'oeuvre de Solon, lui permit de siéger au Conseil des Sept Sages.
La tyrannie de Pisistrate et de ses deux fils (560-510 av JC)
Pisistrate, disciple de Solon, s'y reprit à trois fois en 560 av JC pour un installer à Athènes un pouvoir personnel (tyrannie) de 544 a 528 av JC.
Ses deux fils continuèrent eux aussi le despotisme éclairé de leur père : Hipparque (528-514 av JC) et Hippias (514-510 av JC)
Pisistrate prend d'abord la défense des paysans au détriment des aristocrates, il leur prête de l'argent et permet le développement de leur activité. Puis il institue un impôt de 5% sur les produits agricoles, lui permettant de construire sur l'acropole d'Athènes et à Eleusis des bâtiments prestigieux et d'organiser de grandes fêtes telles les Grandes Panathénées (créées en 566 av JC), les Dionysies (créées par Pisistrate)
La monnaie, instaurée par Solon se développe, ainsi que l'activité artisanale, telle la céramique.
Les offrandes faites par les citoyens pendant les grandes fêtes religieuses, trahissent l'essor d'une classe moyenne appuyée pars efforts des tyrans.
Athènes de vient alors une cité de premier plan, dont la suprématie sur le reste de l'Attique ne fait qu'augmenter.
L'instauration de la démocratie à Athènes (508-507 av JC)
En 510 av JC, le Hippias quitte le pouvoir. Clisthène, aristocratique, chef du parti progressiste, propose une série de réforme sociales qui seront adoptées.
L'administration s'organise sur trois niveaux complexes, assurant ainsi l'équilibre des pouvoirs.
Les magistratures, d'un mandat d'un an, sont tirées au sort : les dèmes (environ 140 communes), sont regroupées en trittyes. Chaque trittyes est composée de trois groupes de communes : celles de la ville(en rouge), de la campagne (en vert), de la côte (en jaune). Ces trente trittyes forment elles-même dix tribus.
D'autres mesures sont aussi prise pour assurer la démocratie naissante à Athènes. Ainsi, l'ostracisme contraint à l'exil pour dix, tout citoyen jugé « dangereux » pour la cité.
Achèvement de la démocratie athénienne (457 av JC)
Périclès (495-429 av JC) [photo personnelle] ancre défénitivement la démocratie à Athènes en insituant en 457 av JC la misthophorie : la ville s'engage à verser des indemnités (certes modestes) à tous ceux exerçant des fonctions ou mandats publiques ; ainsi, selon le principe de la démocratie, tout citoyen (même le plus pauvre) peut participer à la vie politique de sa cité.
Mais certains philosophes, tels Platon et Aristote, critiquent cette démocratie naissante. Depuis le début, les ennemis de la démocratie réclament le retour du pouvoir à une élite (aristocratie = pouvoir des meilleurs), ou bien aux plus riches (ploutocratie), voir même à un seul homme (autocratie).
Quelques chiffres
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Athènes et son territoire : 2 500 km²
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300 000 habitants
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3 districts : ville, campagne, littoral
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subdivisions : 30 trytties
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10 tribus (1 tribu = 3 trytties (1 urbaine, 1 rurale, 1 littorale)
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139 dèmes
Les conditions pour être citoyens
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être un homme
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avoir de 18 à 60 ans
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avoir accompli l'éphébie (période probatoire)
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être inscrit dans son dème
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être fils de citoyen et d'une mère fille de citoyen
Droits et devoirs du citoyen
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politique : participer à l'Assemblée
voter et être éligible -
défense : être soldat
faire la guerre -
économie : être propriétaire foncier
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fiscalité : payer des impôts
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justice : peut porter plainte
peut être défendu par un avocat -
religion : participer aux cérémonies religieuses
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culture : aller au théâtre
voir les jeux
faire du mécénat
Chaque citoyen reçoit le mystos, indemnité compensant le ralentissement de son activité professionnelle, dû à ses devoirs civiques.
L'atimie privait un citoyen de tous ces droits civiques pendant un an, pour plusieurs raisons :
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corruption
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trahison
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dettes
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désertion
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non répudiation d'une épouse adultère
Les non-citoyens
Les femmes :
C'est une société sexiste.
Elles s'occupaient des soins ménagers, de la cuisine et des enfants.
Elles occupaient une pièce à part de la maison : le gynécée, et n'ont pas le droit de sortir seules, mais accompagnées (mari, père, fils, frère)
Il y a environ 110 000 femmes à Athènes au Ve siècle.
Les métèques :
Ce sont les étrangers vivant à Athènes, ils sont environ 30 000.
Ils peuvent travailler dans le commerce, l'artisanat ou l'armée, mais pas dans le travail de la terre, ils ne sont d'ailleurs pas propriétaire foncier.
C'est une classe souvent aisée, parfois très riche.
Ils payent aussi un impôt : le metoikon.
Les esclaves :
Ce sont des prisonniers de guerre et sont donc tous étrangers
Ils appartiennent à un maître et font donc partie de son patrimoine.
Ils peuvent être mineur, ouvrier agricole ou domestique.
S'ils se trouvent affranchis, ils deviennent des métèques.
Les institutions
L'Ecclesia : assemblée de citoyens, assemblée sur la colline du Pnyx, à Athènes.
Ouverte à tous les citoyens, seuls les plus riches et ceux habitant à Athènes même ont les moyens d'y aller régulièrement.
On y débat des lois, et on les vote à mains levées.
C'est le pouvoir législatif.
Elle s'occupe :
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des relations diplomatiques (guerre/paix)
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des budgets et travaux de la cité
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de l'ostracisme (bannissement pour 10 ans d'un citoyen jugé dangereux)
La Boulê, ou Conseil des 500 : Ses membres, les bouleutes, sont tirés au sort, à raison de 50 bouleutes par tribu.
Elle à plusieurs fonctions :
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elle prépare et applique les lois,
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bon usage des fonds publics,
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entraînement militaire
C'est le pouvoir mi-législatif, mi-exécutif.
Les magistrats : Ils sont élus ou tirés au sort par l'Ecclésia pour un mandat d'un an et ils sont contrôlés par la Boulê.
Les 10 magistrats (à raison d'un par tribu) ont des fonctions différentes :
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les stratèges s'occupent de la guerre (ex : Périclès)
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les trésoriers s'occupent des finances
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les archontes règlent les affaires courantes et s'occupent de la religion
Ils représentent le pouvoir exécutif.
L'Héliée : C'est un tribunal de 6 000 citoyens. Les jurés sont appelés héliastes
C'est le pouvoir judiciaire.
L'Aréopage : C'est tribunal qui juge uniquement les affaires de sang.












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