Mardi 1 juillet 2008
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Dans les premiers siècles de la Chrétienté, les croyants se rassemblaient (ekklesia, en grec "assemblée" a donné église) dans les maisons des plus riches d'entre eux.
Mais en 313, fut signé le Traité de Tolérance de Milan par l'empereur Constantin, puis confirmer par son successeur Licinus. Cette date permit dès lors aux Chrétiens de ne plus vivre cachés,
et en retrait de la société. Ils pouvaient dès lors exprimer très ouvertement leur opinion spirituelle. C'est ce qu'on appelle la Paix de l'Eglise.*
Dès lors, la communauté toujours chrétienne grandissant sans cesse, il se fit ressentir le besoin de construire des édifices cultuels plus grands, plus spacieux, plus ostentatoire aussi.
Pour se démarquer des autres nombreuses religions païennes de l'Empire, et pour se différencier en tant que telles, les édifices chrétiens ne pouvaient se baser sur les plans des
temples païens. (pour des raisons dogmatiques certes, mais aussi pratique : les temples païens n'étaient pas conçus pour accueillir les foules)
C'est donc dans l'architecture civile, que l'on alla puiser référence. La basilique romaine était toute trouvée pour accueillir les masses de croyants.
Ces églises paléo-chrétiennes sont dans un premier temps "occidentées" (c-à-d l'abside à l'ouest), car en effet le rituel voulait que le prêtre (à l'époque il faisait face à l'assemblée)
officie vers l'orient, symbole de la résurection du Christ.
Par la suite, à la fin du IVe s., le rituel change, et le prêtre tourne désormais le dos à l'assemblée. Pour qu'il officie toujours vers l'est, l'abside se trouve désormais dans cette même
direction, et les Eglises deviennent "orientées" (en direction de l'orient)
Il est a noté, qu'aujourd'hui toutes nos Eglises sont orientées (mises à part les toute premières églises qui ont survécu au temps), alors que depuis les réformes Vatican II le ritel a de nouveau
ramené le prêtre face à l'assemblée...
*Entendons-nous bien : les premiers Chrétiens ne vivaient pas tous reclus dans les catacombes, fuyant les persécutions. Non. La tolérance de la société romaine vis-à-vis de cette "secte"
varia suivant les temps, et surtout suivant l'empereur au pouvoir. Ils vivaient donc une vie normale et discrète au sein de la société, en prenant toutefois soin de ne pas trop s'afficher.
Par momory
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Publié dans : A travers temps
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