Citation

"
En Allemagne, il y a les SS. Et ces hommes noirs, je les hait à mort !
"

Paul Thummel, membre de la première heure du parti nazi. Il fur l'un des plus efficaces espions nazis au service des alliés.

 

 

 

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C'est avec plaisir que je vais partager ma passion avec vous, internautes.
Mais ce blog n'a pas pour vocation de vous rebourrer dans le crâne les cours d'histoire fastudieuses que vos cerveaux de lycéens rechignaient à ingurgiter. Non! Loin de moi cette idée! Je veux juste partager avec d'autres ma passion, et, si possible la faire découvrir aux ignorants à travers des articles retraçant l'Histoire d'un point de vue anecdotique.


 

"On a du goût pour l'histoire, on a l'esprit tourné au pittoresque, les événements et les hommes vous entrent dans le cerveau, votre cerveau leur donne une forme et vous voyez les hommes et les événements sous un autre jour.
Les choses ne s'apprennent pas, elles se retiennent."

Alexandre Dumas, Le chevalier de Ste Hermine, Ch. CII

 

Mardi 31 octobre 2006

Grande rivale d'Athènes, Sparte du son égémonie sur le Péloponnèse grâce à sa grande rigueur militaire et à un systême sociale très stricte.

 


Le peuple, les citoyens

Après la guerre qu'elle gagna contre la Messénie, Sparte agrandi son territoire et le divisa en deux zones entourant sa ville : les terres civiques et les terres périphériques.

La 1ère classe des citoyens :
Ce sont  les Spartiates, ou Homoi, les "égaux". Ce sont les descendants des Doriens venus du Danube. Eux seuls ont part au gouvernement et peuvent être soldats. C'est une sorte d'aristocratie militaire.
Mais ils ont l'interdiction de cultiver la terre ou d'être marchands, ces activités étant réservées aux classes suivantes.

La 2nde classe des citoyens :
Ils habitent la terre civique, ce sont les descendants des Achéens (peuple primitif battu par les Doriens) et des Messéniens (battus par les Spartiates).
Ils sont libres, mais n'ont pas tous les droits civiques. Ils peuvent être marchands ou artisans, et sont soumis au service militaire, mais ils n'ont pas part au gouvernement.

La 3e classe :
On les appelle les hilots, et ne sont pas libres. Ce sont des esclaves publiques, c'est-à-dire qu'ils appartiennent à la cité, et seule celle-ci peut les affranchir.
Ils peuvent cultiver la terre, moyennent un salaire. Ils participent à la guerre en tant qu'écuyers (ils portent les armes des hoplites), en tant que fossoyeurs, ou en tant que terrasseurs ou rameurs sur les galères.
S'il est affranchi, l'hilot intègre la seconde classe.
Il existe aussi des esclaves privés.

 


L'éducation

A peine né, le bébé passe un "conseil de révision" : le nouveau-né est déposé au pied du père, si celui-ci le reconnait comme étant son enfant, il le soulève trois fois en l'air.
C'est ensuite à la ville de reconnaitre l'enfant, qui délivre alors un acte de naissance aux parents. Si le bébé n'est reconnu ni par le père ni par la cité, il est tué. La sélection se fait dès la naissance.

L'enfant reste auprès de ses parents jusqu'à 6 ans. Il est ensuite pris en charge par l'Etat jusqu'à ces 20 ans. L'enfant fait son éducation en commun avec les autres et ne revoit ses parents qu'à l'occasion des fêtes.

L'éducation est progressive et divisée en 3 cycles :

  • le 1er cycle : de 7 à 10 ans
  • le 2e cycle : de 11 à 14 ans
  • le 3e cycle :  de 15 à 20 ans

Dès leur plus jeune âge, on les habitue à la vie militaire, à se battre entre eux et à marcher au pas. Ils apprennent le lancer de javelot, la lutte, la course et la nage. Devenus grands, ces enfants feront de parfaites machines de guerres, les meilleurs soldats de leur temps.

A 20 ans, tout Spartiate masculin doit subir une épreuve pour devenir citoyen : ils sont isolés dans la montagne pendant 2 mois, avec autorisation de voler ou de tuer des paysans si nécessaire pour survivre.
Les filles, quant à elles, restent chez leur parents, et sont éduquées par leur famille.
Les jeunes hommes peuvent rencontrer les filles lors de leur baignade dans l'Aurotes (le fleuve qui traverse Sparte), on poussait ainsi les couples à se former pour accroitre la reproduction, tout citoyen étant obliger de se marier.

 


La guerre

Les spartiates les plus riches forment la cavalerie, les plus pauvres et ceux de 2nde classe forment l'infanterie, ce sont des hoplites (fantassins). Comme dit plus haut, les esclaves sont rameurs dans les galères, ou servent d'écuyers aux fantassins.

Tout soldats portent un uniforme rouge (pour ne pas voir les blessures), et les cheveux longs, qu'ils se huilent avant la bataille.

Avant de partir à la guerre, les femmes ou les mères des soldats leurs disaient : "Reviens dessus ou dessous", ce qui signifiaient : "reviens mort ou vif".

 


Les assemblées

Les deux rois :
Ils se partagent le pouvoir de la cité et font parti de plusieur institutions : le sénat, l'assemblée du peuple, la magistrature, et assurent aussi un pouvoir militaire et religieux.

Le sénat :
Assemblée de 30 membres dont les deux rois de Sparte et les Spartiates de plus de 60 ans (car on est soldat jusqu'à cet âge) élus par le peuple.
Il représente l'autorité suprême de la cité : il dirige les affaires étrangères, juge les mauvais citoyens, conseille les rois, propose et exécute les lois.

L'assemblée du peuple :
Elle comprend tous les Spartiates de plus de 30 ans, et se réunit une fois par mois.
Seuls les rois, les éphores (surveillants) et les sénateurs prennent la parole.
A partir du VIe siècle av JC, si les décisions paraissent dangereuses au Sénat, celui-ci peut ne pas en tenir compte.

Les magistrats :
Les rois en font partie, ils sont tous issus des deux grandes familles spartiates : les Agides et les Eurypentides.
Petit à petit, leurs pouvoirs diminueront au profit des éphores (étymologiquement : "surveillant").

Les éphores : 
Ils sont au nombre de cinq et acquiert au fil du temps tout les pouvoirs (guerres, négociations diplomatiques, fonctions juridiques...) Leur autorité s'exercent sur la vie publique, comme sur la vie privée.
Le premier éphore, chef réel de Sparte (les rois n'ont plus qu'un rôle symbolique), donne son nom à l'année.

 


La culture

Sparte n'est pas Athènes : seule la musique l'intéresse, car cela "forge l'esprit".

Pendant les rares festins organisés par la ville, les jeunes garçons se devaient d'assister au repas pour s'instruire des conversations des plus agés.

 

Par momory - Publié dans : Antiquité
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Dimanche 29 octobre 2006

St Martin (?-397) servait les légions romaines en Gaule.
Un jour qu'il rencontra un pauvre démuni transi de froid, il déchira sa cape en deux, lui en donna la moitié et garda l'autre (la cape appartenant à l'armée romaine, St Martin n'est pas propriétaire de cette cape)

 

Lorsqu'il meurt, il est inhumé avec sa cape (la moitié restante) dans un petit sanctuaire chrétien, religion à laquelle St Martin s'était récemment converti. Ce sanctuaire prend rapidement le nom de capella, en français... chapelle.

Par momory - Publié dans : Etymologie et sémantique
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Vendredi 20 octobre 2006

1357, Paris
Etienne Marcel, le prévot des marchands de Paris, achète la « maison aux piliers », une grande demeure construite sur la place de Grève par le sieur Jean d'Auxerre.

Cette maison devient dès lors le siège de la « confrérie de l'eau », association riche et puissante controlant la Seine et qui constitue la seule véritable autorité administrative de la capitale, sorte d'ancêtre de la Marire de Paris.


A cette époque, la place de Grève est la seule grande place de Paris capable d'accueillir la « mairie ». Elle acquiert son nom de « grève » au XIIe siècle, car c'est, à cette époque, une simple plage sablonneuse descendant vers la Seine.



XVe – XVIIe siècles

La place de Grève est aussi le premier port de Paris. Jusqu'au XVIIe siècle, c'est le principale centre d'approvisionnement de la capitale en vin, foin, bois, grain, charbon et matériaux de construction.


Le pouvoir royal veille alors au bon entretien des rives, et, dès Henri II, les quais sont maçonnés.


Mais avec l'amélioration des routes, le transport fluvial va décliner, et la place ne sera plus qu'un marché aux pommes à la fin du XIXe s.


Mais la place est aussi le théâtre d'exécutions, ainsi, au Moyen Age, un pilori se dresse-t-il contamment au centre. Plusieurs condamnés de renom y seront exécutés : les frères de la Tour de Nesle (les amants des femmes du roi Louis X, et de son frère Charles ; lire le livre éponyme d'A. Dumas), Ravaillac (l'assassin d'Henri IV), l'empoisonneuse La Voisin sous Louis XIV, ou même le brigand Cartouche au XVIIIe s.



1848

A l'aube de la IIe République, la place de Grève sert de lieu d'embauche pour les nombreux chômeurs de la ville, car, à Paris la misère s'installe et le chômage s'accroît.

La place (officiellement place de l'Hotel de Ville depuis le début du XIXe s.) à le rôle d'ANPE, car la capitale se modernise et se transforme : elle a besoin d'une main-d'oeuvre nombreuse et journalière.



1872

En pleine « semaine sanglante », les Communards, voyant venir leur fin à l'arrivée des troupes versaillaises de Thiers, se barricadent dans l'Hotel de Ville et y mettent le feu, dans l'espoir de retarder leur défaite.

Mais avec cet incendie, ces 3 siècles d'archives qui partent en fumée.


Mais la place en a vu d'autres : la Fronde, la Ligue, les émeutes révolutionnaires, Robespierre refusant sa déchéance en 1794...


Suite à cet incendie, le vieil Hotel de Ville, construit au XVIe s. et agrandi sous Louis Philippe, est entièrement détruit.

La municipalité décide donc de le reconstruire à l'identique, mais en plus grand : c'est le batiment que l'on connait aujourd'hui.

A cette époque, la place est trois fois plus grande que celle du Moyen Age, après l'intervention d'Haussmann.



1944

Le 25 aout 1944, après la libération de Paris et le défilé des FFI et des chefs résistants sur les Champs Elysées, De Gaulle salue la foule des Parisiens depuis une fenêtre de l'Hotel de Ville. Faute de balcon, le général se hisse sur le rebord d'une fenêtre, pour être vu de tous, tandis qu'un des ses lieutenants le retient par la ceinture.

Les Parisiens rassemblés sur la place sont en délire, ils agitent des drapeaux tricolores et acclament leurs héros, alors que les chars de la 2e DB se frayent un passage à travers le parvis.

Quelques minutes plus tôt, le général De Gaulle prononça dans la salle des fêtes de la mairie son fameux discours devant les journalistes : « Paris ! Paris outragé ! Paris brisé ! Paris martyrisé ! Mais Paris libéré ! »



Aujourd'hui

C'est un lieu de retransmission de match de foot, une patinoire géante, un lieu de manifestation pour soutenir les JO 2012...




Sources : SVJ n° 171 (article d'A.Noblet)

Par momory - Publié dans : A travers temps
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