Citation

"
En Allemagne, il y a les SS. Et ces hommes noirs, je les hait à mort !
"

Paul Thummel, membre de la première heure du parti nazi. Il fur l'un des plus efficaces espions nazis au service des alliés.

 

 

 

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C'est avec plaisir que je vais partager ma passion avec vous, internautes.
Mais ce blog n'a pas pour vocation de vous rebourrer dans le crâne les cours d'histoire fastudieuses que vos cerveaux de lycéens rechignaient à ingurgiter. Non! Loin de moi cette idée! Je veux juste partager avec d'autres ma passion, et, si possible la faire découvrir aux ignorants à travers des articles retraçant l'Histoire d'un point de vue anecdotique.


 

"On a du goût pour l'histoire, on a l'esprit tourné au pittoresque, les événements et les hommes vous entrent dans le cerveau, votre cerveau leur donne une forme et vous voyez les hommes et les événements sous un autre jour.
Les choses ne s'apprennent pas, elles se retiennent."

Alexandre Dumas, Le chevalier de Ste Hermine, Ch. CII

 

Vendredi 6 avril 2007

On ne peut pas parler du Moyen-Age, sans passer à côté de l'héraldique. Cette symbolique était destinée à marquer son appartenance à une famille noble, et par extension, les provinces et les villes se dotèrent du blason des familles qui les dirigeaient.

L'héraldique était, à l'origine, visible sur les écus des chevaliers, sur leur blason ( blason vient de l'allemand blasen : sonner du cor, car c'est ainsi que les chevaliers s'annonçaient dans les tournois), puis sur les frontons des chateaux. Aujourd'hui cet art en perdition n'est plus visible que sur des chevalières (ou dans le point de vue et autres magazines destinés à la ménagère de plus de 40 ans ). De nos jours, la loi autorise quiconque à arborer des armoiries.

L'héraldique a son propre vocabulaire pour définir les couleurs, les motifs, les partitions et autres symboles.

Divisions de l'écu :

Dextre et Sénestre représentent respectivement  la droite et la gauche du porteur, ils sont donc inversés.

 

Partitions :

Coupé


Parti


Taillé


Tranché


Ecartelé


Ecartelé en sautoir


Brochant sur le tout


Les rebattements :

Palé          ;          Fascé

Bandé          ;          Barré          ;          Chevronné

Losangé          ;          Echiqueté          ;          Fuselé

Pièces honorables :

La divise ou burelle     ;     La fasce



 La vergette     ;     Le pal


La traverse     ;     La barre


La cotice     ;     La bande


Le comble     ;     Le chef


La plaine     ;     La champagne


L'orle     ;     La bordure  


Le canton     ;     Le franc-quartier


Le giron     ;     Le gironné


La croix     ;     Le sautoir


L'étai          ;          Le chevron          ;          La pointe


Le chaussé          ;          Le mantelé          ;          Le gousset          ;          L'emmanché


Le losange          ;          L'embrasse          ;          La pairle          ;          L'écusson


Les billettes          ;          Le tau          ;          Le fretté

 

Les couleurs :

Gueules

Azur

Pourpre

Sinople

Sable   

Or

Argent  

Carnation
(couleur de peau)

NB : un trèfle vert n'est pas dit "sinople" mais "au naturel" car le vert est sa couleur naturelle.

 

Les fourrures :
cette dénomination vient du temps ou les chevaliers recouvraient leur boucliers de fourrures de bêtes (telles l'hermine ou l'écureuil) pour rendre leur écus plus résistants aux coups. Les motifs formés par les fourrures furent ensuite stylisés au fil du temps.       

l'hermine (peau d'hermine)

 

le vair (peau d'écureuil)

 

 

Les formes :
La forme du blason vient de celle des boucliers des chevaliers, elle varie selon le pays et selon l'époque.

 

Bestiaire :

Des animaux domestiques :
cheval        ;        mouton       ;       vache / boeuf / taureau       ;       chien

 

Des animaux sauvages (souvent du gibier) :
cerf          ;          loup          ;          ours          ;          sanglier

 

Lion          ;        léopard        ;        lion morné
                                                                   (sans queue, ni griffes,
                                                                     ni dents, ni langues)

Des animaux aquatiques :
coquille St Jacques          ;          dauphin          ;          bars

 

Des oiseaux :
coq          ;          colombe          ;          corbeau

 

L'aigle (féminin en héraldique)
ordinaire        ;        bicéphale

 

aiglons          ;          alérion          ;          phoenix
(aigle sans bec ni pattes)  

Des animaux fantastiques :
dragon          ;          griffon          ;          licorne

Pour préciser la couleur :

de la langue : lampassé (pour les animaux terrestres)
                          langué (pour les oiseaux)
du bec : becqué
des dents : denté
des cornes : ancorné
des sabots : onglé
des griffes : armé
des yeux : allumé  (pour le cheval : animé)
du jabot du coq : barbé, barbeté ou barbillé
des nageoires : loré
des pattes : membrés (pour les oiseaux)
des bois de cerf ou de chevreuil : ramé

 Décorations extérieures :

Tenants (humains)          ;          supports (animaux)          ;          soutiens (objets et végétaux)


La devise se situe en bas, tandis que le cri de guerre (hurlé lors des assauts) se situe au-dessus du blason

Pour plus d'informations :  ici et

Par momory - Publié dans : Moyen-Age
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Mercredi 4 avril 2007

Au Moyen-Age, quand les seigneurs locaux ne se font pas la guerre entre eux, ou qu'ils ne participent pas à l'ost royale, ils s'ennuient...
Ils ont alors l'idée d'inventer un jeu original, et raffiné : jouer à la guerre. Mais attention ! dans les règles de l'art et de l'esprit chevaleresque ! Courage et probité sont de mise devant les gentes dames...

 

Le XIIe siècle : les débuts

Ce "sport" apparait au XIIe siècle, et est alors très violent (il est dit "à outrance") et peut se dérouler n'importe où, il n'y pas de terrain aménagé. Un champ ou une vigne font très bien l'affaire, peut importent les protestations des paysans.

 

Un tournoi se déroule comme suit :
les deux adversaires, montés sur leur chevaux, vêtus d'armures et armés de piques en bois, se placent face à face sur le terrain de combat, de part et d'autre de la lice.
Au signal, les deux cavaliers se ruent dessus au galop dans le but de désarçonner l'autre avec sa lance.
L'un des adversaires étant tombé, le combat se poursuit à terre à l'épée, jusqu'à l'abandon de l'un des participants.




Lors des tournois, les équipements et techniques de guerre sont utilisés, car ils servent avant tout d'entraînement pour la guerre ; ainsi, toutes les armes sont autorisées, même les arbalètes !

Parfois le combat se déroule par équipe de cavaliers et de fantassins, certaines pouvant accueillir jusqu'à 80 hommes !
La tactique est alors simple : rester groupé et foncer dans l'équipe adverse.

Mais on ne cherche pas à tuer son adversaire, seulement à rançonner sa liberté : le tournoi permet aussi de faire fortune, ou de se faire connaître auprès des grands du royaume.

 

L'Eglise n'aime pas ces tournois, et le fait savoir en 1130, lors du concile de Latran, en interdisant purement et simplement la sépulture chrétienne à tout chevalier mort lors d'un tournoi. Mais cela n'a que très peu d'effet.


Le XVe siècle : l'âge d'or

Au fils des siècles, le tournoi s'est raffiné, codifié. Les seules motivations pour participer sont l'honneur, et la séduction des dames, qui depuis le XIIIe siècle assistent aux combats.

Le jeu est alors moins violent et plus raffiné : il est dit "à plaisance". Plusieurs armes peuvent être utilisées pour varier les plaisirs : épée, hache, lance, dague...

Les tournois coûtent chers, ils ne sont plus joués qu'à de grandes occasions : un mariage, un adoubement, la visite du Roi, ou d'un Prince...

Mais, au fil du XVIe siècle, les tournois se font de plus en plus rares pour disparaître complètement.

 

Source : SVJ n°96 

Par momory - Publié dans : Moyen-Age
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