On ne peut pas parler du Moyen-Age, sans passer à côté de l'héraldique. Cette symbolique était destinée à marquer son appartenance à une famille noble, et par extension, les provinces et les villes se dotèrent du blason des familles qui les dirigeaient.
L'héraldique était, à l'origine, visible sur les écus des chevaliers, sur leur blason ( blason vient de l'allemand blasen : sonner du cor, car c'est ainsi que les chevaliers s'annonçaient dans les tournois), puis sur les frontons des chateaux. Aujourd'hui cet art en perdition n'est plus visible que sur des chevalières (ou dans le point de vue et autres magazines destinés à la ménagère de plus de 40 ans ). De nos jours, la loi autorise quiconque à arborer des armoiries.
L'héraldique a son propre vocabulaire pour définir les couleurs, les motifs, les partitions et autres symboles.
Divisions de l'écu :
Dextre et Sénestre représentent respectivement la droite et la gauche du porteur, ils sont donc inversés.
Partitions :
Coupé
Parti
Taillé
Tranché
Ecartelé
Ecartelé en sautoir
Brochant sur le tout
Les rebattements :
Palé ; Fascé
Bandé ; Barré ; Chevronné
Losangé ; Echiqueté ; Fuselé
Pièces honorables :
La divise ou burelle ; La fasce
La vergette ; Le pal
La traverse ; La barre
La cotice ; La bande
Le comble ; Le chef
La plaine ; La champagne
L'orle ; La bordure
Le canton ; Le franc-quartier
Le giron ; Le gironné
La croix ; Le sautoir
L'étai ; Le chevron ; La pointe
Le chaussé ; Le mantelé ; Le gousset ; L'emmanché
Le losange ; L'embrasse ; La pairle ; L'écusson
Les billettes ; Le tau ; Le fretté
Les couleurs :
Gueules
Azur
Pourpre
Sinople
Sable
Or
Argent
Carnation
(couleur de peau)
NB : un trèfle vert n'est pas dit "sinople" mais "au naturel" car le vert est sa couleur naturelle.
Les fourrures :
cette dénomination vient du temps ou les chevaliers recouvraient leur boucliers de fourrures de bêtes (telles l'hermine ou l'écureuil) pour rendre leur écus plus résistants aux coups. Les motifs formés par les fourrures furent ensuite stylisés au fil du temps.
l'hermine (peau d'hermine)
le vair (peau d'écureuil)
Les formes :
La forme du blason vient de celle des boucliers des chevaliers, elle varie selon le pays et selon l'époque.
Bestiaire :
Des animaux domestiques :
cheval ; mouton ; vache / boeuf / taureau ; chien
Des animaux sauvages (souvent du gibier) :
cerf ; loup ; ours ; sanglier
Lion ; léopard ; lion morné
(sans queue, ni griffes,
ni dents, ni langues)
Des animaux aquatiques :
coquille St Jacques ; dauphin ; bars
Des oiseaux :
coq ; colombe ; corbeau
L'aigle (féminin en héraldique)
ordinaire ; bicéphale
aiglons ; alérion ; phoenix
(aigle sans bec ni pattes)
Des animaux fantastiques :
dragon ; griffon ; licorne
Pour préciser la couleur :
de la langue : lampassé (pour les animaux terrestres)
langué (pour les oiseaux)
du bec : becqué
des dents : denté
des cornes : ancorné
des sabots : onglé
des griffes : armé
des yeux : allumé (pour le cheval : animé)
du jabot du coq : barbé, barbeté ou barbillé
des nageoires : loré
des pattes : membrés (pour les oiseaux)
des bois de cerf ou de chevreuil : ramé
Décorations extérieures :
Tenants (humains) ; supports (animaux) ; soutiens (objets et végétaux)
La devise se situe en bas, tandis que le cri de guerre (hurlé lors des assauts) se situe au-dessus du blason












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